CR de ROBERT3

Bonjour à tous,

Hier soir, soirée d'écoute chez François MASTROIANNI au Aubagne, près de Marseille. Sujet du test, le nouvel ampli que François vient de mettre au point et qui a fait l'objet d'une description par l’auteur himself. D’ailleurs je ne décrierai pas les appareils, je vous renvoie directement là : http://perso.wanadoo.fr/francois.mastroiannidiy/ pour en avoir une description exacte avec photos à l’appui.

Mon arrivée se passe vers 17heures , après la grosse chaleur et avant les embouteillages de la rentrée des plagistes chez eux . André Jacques, autre protagoniste n’est pas encore arrivé : il est sur la route «Sainte patronne des gourdes d’eau fraîche, priez pour lui » En l’attendant, premiers tests avec le préampli « solid state ». Premier disque, Jonas en live ; Tout de suite, je suis frappé par l’extrême tenue du grave. Tout est parfaitement propre, tenu, aucun traînage, les attaques sont saisissantes. Les enceintes ne descendent pas très très bas (pour un 38cm, s’entend) mais avec une précision que je n’avait que rarement entendu. La voix de Jonas sur la scène est bien située , l’image très étalée donne l’impression de la scène devant nous, mais rien ne se perd, aucun instrument ne se promène au grès de son humeur. Impression d’une réserve de puissance illimité.

Passage vers de la musique classique avec le « Llibré vermeill » Les grands tambours sonnent très vrai, l’impact est parfaitement ressentie mais là encore, pas de traînage, de lourdeur. Les instruments sont en place. Vraiment pas de place pour la critique. Pas de critique ? si tout de même : je trouve le registre médium aigue un peu « étroit » il me semble que les flûtes manquent d’air, que les cymbales ne sonnent pas naturellement. Par exemple le souffle du flûtiste n’est pas naturel, le balai sur la cymbale n’a pas ce filé caractéristique….. J’en fais part à François, et nous enchaînons les extraits (flûte, piano…) qui permettraient de cerner la carence. Puis François enlève le préampli, et branche à la place un SRPP à tubes. Tout de suite, le registre médium aigue gagne en espace, en lumière. Malgré un léger souffle, la musique passe avec une aisance très rarement rencontrée. Par contre, c’est le registre grave qui perd un peu, mais vraiment très peu en précision. Arrivée de André qui, bien que très déshydraté, nous présente sa toute nouvelle acquisition : deux tubes TM100. Tube de légende, je peux dire : « j’en ai vu une paire ». Plus gros qu’une 211, ce tube est le prochain projet d’André pour la fin de l’année. Seul soucis, il parait qu’il monte ses appareils « au hasard, et hop, j’écoute… » Connaissant un peu André, je suis impatient d’écouter le « fruit du hasard » placé en voie grave. Quelques chopines plus tard, nous reprenons l’écoute. André, grand féru de jazz a apporté deux ou trois CDs, et puisqu’il arrive de chez Marcel RUGGERO, il est encore sous le charme. Encore un fois, les extraits défilent avec une aisance remarquable. A noter sur le disque d’Hillary Hann une légère tendance à l’acidité, mais ce violon est enregistré de très prés, et puis André vient de l’écouter sur le système de référence….Pour ma part je le trouve un peu agressif par endroit, mais c’est vraiment le cas d’espèce.

Après la séance d’écoute, nous passons à la séance fraîcheur et restauration sur la terrasse, devant la piscine. La discussion tourne vite au technique pour connaître les raisons des divers choix, et François fait montre d’une belle maîtrise de son bébé. Il va même en chercher un pour l’ouvrir devant nous, et nous ne pouvons qu’apprécier la qualité du montage dont toutes les pièces, y compris le chassis ont été faites à la main..

Fin de la soirée à la fin du match, nous entrons juste pour assister au but Français. Derniers échanges, puis le départ dans la tiédeur de la nuit. Conclusion : Personnellement, je trouve la réalisation de François d’une haute tenue, son dernier ampli est vraiment une réussite personnelle